Aout 2015




Petites mélodies impertinentes

Sur des textes de Gustave Flaubert, Commande pour les Rencontres Lyriques de Bagnères-de-Luchon

Création mondiale par Sylvia Cazeneuve et Caroline Oliveros

Janvier 2016




La jeune fille voilée

Par Cécile de Kervasdoué.

Novembre 2013




Les traverses du temps

Par Marcel Quillévéré.

Septembre 2013




Le coin des enfants

La compositrice a imaginé le texte et la musique de ce conte lyrique enregistré à la suite du spectacle réalisé, en 2012, avec la Compagnie In-Sense. Au disque, on retrouve la mezzo-soprano Marie Blanc et le baryon Philippe Scagni accompagnés au piano par Aurélie Courtot. Ils réunissent cinq petites histoires racontées et entrecoupées de chansons. La dimension pédagogique (Antoinette "parle" aux enfants de 4 à 8 ans) est astucieuse, d'autant plus que les mélodies interprétées en français et en anglais sont judicieusement variées. Elles prennent le pas sur l'histoire un peu emberlificotée de notre héroïne galliforme, prétexte) de multiples rencontres et aventures (y compris avec un dinosaure !). Beaucoup de rythme, de sensibilité, de finesse donc, grâce à l'écriture incisive et humoristique d'Isabelle Aboulker, qui utilise magnifiquement les jeux de mots et les silences abrupts. L'esprit du cabaret, du jazz et les dissonances pétillent de fantaisie grâce aux trois interprètes, qui jouent et chantent avec aisance, transmettant leurs joie de vivre aux plus jeunes. N'est-ce pas cette nostalgie populaire au doux parfum des années de l'entente cordiale ?

Stéphane Friédérich
Avril 2008




Sur l’établi d’Isabelle Aboulker

Le 11 novembre 2008 marquera le 90e anniversaire de la fin de la Grande Guerre. En France, une seule œuvre originale a, semble-t-il, été consacrée à cette tragédie : c’est l’oratorio d’Isabelle Aboulker, 1918, L’Homme qui titubait dans la guerre, composé à partir de lettres de soldats à leur famille. Cette commande de l’Orchestre de Picardie fut donnée en 1998 à l’Historial de la Grande guerre de Péronne.
Paradoxalement, Isabelle Aboulker est surtout connue pour des œuvres joyeuses et pleines d’entrain, comme ses opéras pour enfants qui sont régulièrement donnés un peu partout en France. A noter aussi cet hilarant Opéra thérapeutique, composé sur des textes de médecine des 18e et 19e siècles, régulièrement programmé.
« Ma musique est bonne quand les textes sont bons. »
c’est qu’Isabelle Aboulker a toujours revendiqué sa passion pour la littérature et la musique française. Par goût bien sûr, et par tradition puisqu’elle appartient à la grande famille de Février (son grand-père Henry Février était compositeur, le pianiste Jacques Février, son oncle).
Cet héritage, elle l’a retrouvé dès son adolescence au Conservatoire de Paris où, poussée par Christian Ivaldi, elle entre dans la classe d’accompagnement d’Henriette Puig-Roget et accompagne les élèves de Janine Micheau et Xavier Depraz, avant de devenir elle-même professeur dans l’établissement.
Et elle a composé d’emblée dans cette lignée alors même que les temps n’y étaient pas favorables. Mélodies, opéras, dont un sur Balzac (Monsieur Balzac fait son théâtre, donné a Tours en 1999), œuvres pour enfants, accompagnements de beaux textes (édités par Gallimard jeunesse), mise en musique des fables de La Fontaine, une œuvre en création à partir des textes de Molière, ou encore cette mise en musique d’une lettre émouvante écrite par Marie Curie à son mari Pierre Curie après sa mort…
Enfin reconnue, Isabelle Aboulker navigue à présent entre commandes et reprises. Un agenda chargé !

Michèle Worms





La Belle et la Bête

http://www.choisirunlivre.com
Si le texte est agréable à lire, il est d'autant plus plaisant de l'entendre lu par une voix claire à la diction parfaite. Les courts extraits chantés, s'ils sont des répétitions du texte lu, n'en sont pas moins esthétiques et la musique parfaite (...) Une réalisation artistique très réussie qui a le mérite de porter une morale positive au sens universel.


Les rêves de Petit Cheval

Un petit cheval bleu rêve d'ailleurs... et de grandir aussi (...) le récit est accompagné de musique :
Ici, Isabelle Aboulker au piano compose un tissus sonore doucement dissonant qui rencontre de l'univers onirique du conte. (...) Une initiation à la musique pleine de poésie.

Michèle Worms
21 Mai 2008




Mon imagier des instruments

Ce qu'il y a de formidable dans cet imagier sonore, c'est sa simplicité et son évidence. L'instrument est nommé simplement et on l'entend pendant une minute. La qualité de l'enregistrement va de pair avec la composition originale d'Isabelle Aboulker, on découvre donc le son de chaque instrument d'une nouvelle façon avec fraîcheur; ainsi que sa représentation dans le livre cartonné. Un petit jeu auditif clôt le CD.

Blandine Cannone
Août 2004




Cinq Contes Musicaux pour les Petits

Au total voilà cinq jolis (mais pas niais!) contes musicaux pour les petits de 4 à 8 ans. Composés par Isabelle Aboulker et racontés par Marion Cotillard, vedette naguère de Taxi et chantés par le Chœur des Polysons de Belleville. Sur la route des vacances les gamins aimeront.

Juin 2004




Un Renard à l'Opéra

"Un Renard à l'Opéra" d'Isabelle Aboulker à Limoges.
Inspiré d'une nouvelle de David Garnett intitulée La Femme changée en renard, le beau livret de Rémi Laureillard raconte l'histoire d'un jeune homme qui, le jour de ses fiançailles, recueille un renard traqué par des chasseurs.
Raffinée, subtile, délicate, cette partition regorge de nostalgie, de tendresse et de romantisme. Outre les clins d'oeil mélodiques adressés à Massenet, Rossini ou Offenbach, les pièges sont nombreux et la facétieuse Isabelle Aboulker ne facilite pas la tâche aux interprètes. Toutes lumineuses, puissantes et généreuses, les voix soutiennent avec force et vigueur ce monument.
Car Un Renard à l'Opéra est un monument.

Jean-François Julien
Juillet 2004




...Ce très beau texte est encore magnifié par la partition d'Isabelle Aboulker dont on entend une nouvelle fois la grande science musicale (...)
Isabelle Aboulker n'en ecrit pas moins une musique qui a sa finalité propre suggerant le mystère des êtres, leur soif de liberté et leur emprise dans des determinismes contraignants (...)
L'orchestration souligne toutes ces valeurs par des couleurs intrumentales recherchées, de malicieux contre-chants, ou de beaux raffinements harmoniques.

Didier Roumilhac
Décembre 2002




Douce et Barbe Bleue

"La clé, la clé..." : Vous ne vous sortirez cet air de la tête ! Isabelle Aboulker a trouvé là une mélodie redoutable, de celles qui s'imprègnent en vous avec ténacité et vous enrobent dans leur développement inexorable. Mais Douce et Barbe Bleue a ceci de particulier que ces passages apparaissent au moment dramatique le plus inattendu.
Inspirées du lamento, du madrigal, de l'opéra ou encore du théâtre musical, les séquences sont néanmoins reliées par un fil rouge stylistique aisément décelable. Leur enchaînement témoigne d'une remarquable efficacité dramaturgique.

Isabelle Mili
11 décembre 2002




Le petit poucet / Cendrillon

A partir des traditionnels Petit Poucet et Cendrillon, la "compositrice" Isabelle Aboulker a imaginé une musique a la fois délicate et expressive pour chanteurs, baryton et soprano. Grâce au savant équilibre du texte raconté et des airs lyriques qui font rebondir l'action, l'auditeur est de bout en bout tenu en haleine. L'opéra est aussi une belle manière de raconter des histoires.

Décembre 2002




Cendrillon, le Petit Poucet, opéras pour enfants. Une fois encore, la compositrice a réussi a intéresser les enfants à l'univers de l'opéra, transportant le merveilleux du conte de Cendrillon dans l'art lyrique a la portée de plus jeunes.

11 décembre 2002




Opéras pour enfants : Cendrillon, le Petit Poucet

Afin de sensibiliser les jeunes auditeurs à l'art lyrique, Isabelle Aboulker a mis en musique ces deux contes très célèbres. On entre dans l'histoire d'une nouvelle manière et on se laisse mystérieusement envahir par la magie de l'opéra.

Blandine Cannone
Novembre 2001




Les Enfants du Levant

"Les Enfants du Levant" La musique d'Isabelle Aboulker scande a merveille les brimades, la famine et la détresse subies pas les petits bagnards qui tentent, par tous les moyens, d'échapper a leur sort. Sans emphase, mais au contraire avec beaucoup de sensibilité et d'humilité, les mélodies d'Isabelle Aboulker nous transportent dans cet univers où la vie devient dérisoire, ou l'inconcevable devient réalité.

Laurence Bresset
18 mai 1999




M. de Balzac fait son théâtre

Mme Aboulker appartient au petit nombre des musiciens qui ont le sens du théâtre : en deux mesures, elle suggère une atmosphère. Elle sait rire, sourire, plaisanter, grommeler ou imiter par jeu : car elle pratique un savoureux second degré. Jamais au détriment de la clarté et toujours sans vulgarité. Qu'attend-on pour lui commander une comédie musicale ? Elle n'en est pas passée loin avec son Balzac.

Jacques Doucelin
Juin 1999




M. de Balzac fait son théâtre

Jour de joie au grand théâtre de Tours ! On y donnait un opéra-comique composé par Isabelle Aboulker sur un livret de Rémi Laureillard. On se régalait ensuite et surtout d'une "musique contemporaine " heureusement écrite pour la voix, mélodiquement et harmoniquement efficaces : Isabelle Aboulker a réussi quelque choses comme un mélange d'opérette a la Offenbach et de comédie musicale a la Lloyd Weber, avec des airs qui vous rentrent dans la tête et qui ne vous quittent plus d'une semaine.

Eric Taver
Mai 1999 - Grand théâtre de Tours




M. de Balzac fait son théâtre

Durablement catalogué comme compositeur d'opéras pour enfants, au motif qu'elle en a commis quelques uns de fort réussis, Isabelle Aboulker fait aujourd'hui une entrée remarquée dans le club très fermé des compositeurs qui distraient le public. Son ouvrage fera grimacer les tenants de l'orthodoxie atonale, mais il a recueilli hier à Tours les suffrages immédiats du public. A croire que Rossini, Offenbach, Hervé ou Reynaldo Hahn ont tenu sur les fonds baptismaux ce délicieux "Monsieur de Balzac fait son théâtre".

Philippe Thahn
Janvier 1999




L'homme qui titubait dans la guerre

On le sait, une partition d'Isabelle Aboulker s'impose d'emblée par sa clarté, son efficacité (dramatique et mélodique) pour tout dire par son intelligence du théâtre et de la voix.
L'Homme qui titubait dans la guerre en est une nouvelle preuve.
Dans un registre opératique qui ne lui est pas familier (l'évocation des horreurs de la Première Guerre Mondiale), le compositeur avec la savante conjugaison de sa librettiste, Arielle Augry, évite les pièges de la dramatisation excessive. Oratorio, presque prière, dans la pleine acception du terme. Au contraire, toute l'émotion naît s'une conception musicale juste, où chaque élément de l'ensemble (chœur d'enfants, masse orchestrale, solistes, récitants...) trouve sa voix propre pour nommer, avec une grande économie de moyens, la douleur, le silence, l'absence, tout aussi bien que la joie fragile de l'instant.

René Quinon
Novembre 1992






Isabelle Aboulker connaît tous les ressorts de la scène, elle aime le théâtre, elle aime les chanteurs, elle maîtrise avec jubilation toutes les situations. Le texte de Ionesco se trouve ainsi bousculé, rajeuni, et le traité médical du XVIIIème, qui sert de livret à l'Opéra Thérapeutique, semble avoir été écrit par l'un de nos surréalistes.
Derrière tous ces rires, une certaine cruauté cependant, un absurde grinçant, qui peut, au détour, de certaines phrases, donner froid dans le dos...
Isabelle Aboulker est une de nos compositrices actuelles les plus indépendantes, inclassables ! Elle ne peut se raccrocher à aucune école, aucun style. Sa musique est légère, drôle, "facile" comme on dit !...Mais ça fait du bien à voir et à entendre...

Mireille Larroche
1 Mai 1983




Et puis pour couronner le tout, la fantaisie malicieuse d'Isabelle Aboulker sur les désopilantes Leçons de français aux étudiants américains, un Assimil a l'envers et saisi par la folie, où la musique saute aux paroles avec un naturel, une grâce et un humour débridé qui n'ont rien a envier à Chabrier, Satie, Ravel ou Poulenc, sans nul pastiche.

Jaques Lonchampt
16 Janvier 1981




Elle ne se prend pas au sérieux, mais elle a le don ; on a l'impression (comme elle le dit a propos d'une de ses œuvres sur une pièce de Ionesco) que "des notes viennent se poser toutes seules sur les mots".
La musique galope, spontanée et vive, survole les styles, frise Ravel, Kurt Weill, le Bœuf sur le toit, Poulenc ou même Verdi et Bizet sans jamais tomber dans le pastiche, avec une sorte de sève robuste et gaillarde qui l'apparenterait à la bouffonnerie de Chabrier plutôt que d'Offenbach.

Jaques Lonchampt